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Procès de Song Min-ho, pourquoi tout le monde est plus curieux de ça que de « 1 an et 6 mois »

À partir de l’affaire de violation de la loi sur le service militaire par Song Min-ho, voici une explication approfondie sur la sanction en cas d’absence d’un agent de service social, la différence entre la réquisition du procureur et le jugement, la procédure de reprise du service, et même la responsabilité du personnel de l’institution.

Updated Apr 21, 2026

Le parquet a requis 1 an et 6 mois de prison lors du premier procès dans l’affaire de violation de la loi sur le service militaire du chanteur Song Min-ho, qui servait comme agent de service social. Le parquet a estimé qu’il avait quitté son service sans raison valable. Il a aussi requis 6 mois de prison contre M. Lee, responsable de l’établissement et jugé avec lui. Ce responsable est soupçonné d’avoir créé de faux registres de présence. M. Song est jugé pour des faits d’absence de service sans raison valable pendant son service comme agent de service social. Le parquet a estimé qu’il y avait eu des absences non autorisées et un service négligé à plusieurs reprises, et la partie de M. Song a déclaré que, si une possibilité de reprendre le service lui était donnée, il voulait aller jusqu’au bout avec sérieux. Ce procès a montré à nouveau, au-delà d’une simple affaire de célébrité, les problèmes du système des agents de service social et de la gestion du service. On a surtout remarqué que le responsable de l’institution, qui savait que le service avait été négligé mais l’avait enregistré comme une présence normale, s’est lui aussi retrouvé devant le tribunal.

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Essentiel

Les « 1 an et 6 mois de prison » dont parle le parquet, ce n’est pas encore la peine définitive

Dans cet article, le chiffre qui saute le plus aux yeux, c’est 1 an et 6 mois de prison. Mais dans un procès pénal en Corée, ce chiffre n’est pas la fin, c’est plutôt le début. C’est la réquisition du parquet, c’est-à-dire une demande au tribunal en disant « une peine comme celle-ci est appropriée ». La vraie peine du prévenu sera décidée plus tard par le tribunal au moment du jugement.

Donc, même si on dit dans les deux cas « 1 an et 6 mois », le sens est complètement différent. La réquisition, c’est l’avis du procureur, et le jugement, c’est la décision finale du juge. Le tribunal examine aussi des éléments comme le fait que ce soit une première infraction, que la personne regrette ses actes, ou que les faits aient été répétés. La volonté de reprendre le service peut aussi être mentionnée comme circonstance à prendre en compte dans le contexte de l’affaire, mais au final, c’est le tribunal qui décide en regardant l’ensemble de la situation.

Pour comprendre cette affaire, il ne faut pas regarder seulement un chiffre. Il faut aussi voir à partir de combien de jours d’absence un agent de service social peut être puni pénalement, pourquoi la loi traite cela différemment d’une désertion dans l’armée active, et même s’il est possible de reprendre le service après être allé jusqu’au procès. C’est seulement comme ça qu’on voit enfin l’ensemble du tableau.

ℹ️D’abord, le résumé en une ligne

Réquisition = demande du procureur, jugement = décision finale du tribunal.

Donc, même s’il y a une « réquisition de 1 an et 6 mois de prison », le jugement réel peut être plus léger, similaire, ou plus rarement différent.

Procès

Réquisition et jugement, quelle est la différence exactement ?

ÉlémentRéquisitionJugement
Qui le fait ?Le procureur le demande au tribunalLe juge décide au final
SensAvis de l’enquête et de l’accusation : « cette peine est adaptée »Peine réellement confirmée
Effet juridiqueCela ne lie pas le tribunalCela produit directement un effet pour l’accusé
Est-ce que cela peut changerOuiDécision prise séparément en tenant compte de plusieurs éléments de peine
Comment le lire dans cette affaireLe parquet estime qu’une peine de prison de 1년 6개월 est appropriéeLe tribunal décidera plus tard en prenant aussi en compte les autres circonstances
Sanction

Après combien de jours d’absence un agent du service social peut-il faire l’objet de sanctions pénales ?

Nombre de jours d’absenceTraitement de baseSens
Total de 1~7 joursprolongation du service de 5 fois le nombre de jours d’absenceAvant la sanction pénale, l’accent est d’abord mis sur la sanction administrative
Total de 8 jours ou plusObjet de signalement et de peine de prison jusqu’à 3 ansÀ partir de là, l’infraction d’abandon de service selon la loi sur le service militaire devient un vrai problème
S’il y a un motif valableExamen au cas par casDes situations comme la maladie ou la perte de connaissance, où il est difficile de considérer que c’est de sa faute, sont importantes
Jour où une partie des heures de travail a quand même été effectuéeCela peut ne pas être considéré comme un jour d’absence completLa Cour constitutionnelle a expliqué qu’il faut juger strictement le fait de « quitter toute la journée »
Comparaison

Quitter le service social et déserter dans l’armée active, cela peut sembler proche, mais la gravité est différente

ÉlémentAbandon de service d’un agent du service socialDésertion de l’armée active (abandon de poste militaire)
Loi appliquéeLoi sur le service militaireCode pénal militaire
Critère de sanctionSanction pénale en cas d’absence totale de 8 jours ou plus au totalL’abandon de poste militaire lui-même peut devenir un crime
Peine prévue par la loiJusqu’à 3 ans de prisonMême en temps de paix, 1 an à 10 ans de prison, et en temps de guerre ou au front, c’est plus lourd
Sanction administrativeS’il s’agit de 7 jours ou moins, il existe un système de prolongation du serviceEn raison des caractéristiques de l’organisation militaire, cela est traité dans un système séparé de droit pénal militaire
Point de vue de la loiAbandon d’un travail d’intérêt publicÉvalué comme une atteinte à la discipline militaire et au système de combat
Histoire

De « service public » à agent du service social, il y avait une raison au changement de nom

En Corée, beaucoup de gens disent encore « service public ». Pour comprendre pourquoi ce mot est resté, il faut suivre l’histoire du système.

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Étape 1 : l’époque des soldats de défense locale

À partir de 1969, il existait un système de soldats de défense locale qui utilisait les effectifs du service complémentaire pour la défense régionale. On peut dire que c’est une racine très ancienne des agents du service social d’aujourd’hui.

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Étape 2 : lancement des agents de service public

En 1995, le système des agents de service public utilisant les effectifs du service complémentaire dans le domaine public hors de l’armée s’est vraiment développé. C’est pour ça que le mot « service public » est encore resté dans la bouche des Coréens.

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Étape 3 : refonte centrée sur les services sociaux

Vers 2007~2009, le gouvernement a commencé à affecter de façon plus organisée les effectifs du service complémentaire à des tâches d’aide au service public d’intérêt général comme l’aide sociale, la santé et les soins médicaux, l’éducation et la culture, l’environnement et la sécurité, ou le soutien administratif.

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Étape 4 : le nom a aussi été changé en « agent de service social »

Avec la révision de la loi en 2013, le nom officiel est devenu agent de service social. Ce n’était pas juste pour changer l’image, mais pour montrer dans le nom que le travail réel est le soutien aux services sociaux.

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Étape 5 : le système actuel

Aujourd’hui, les agents de service social sont des personnes classées service complémentaire lors de l’examen d’aptitude au service militaire, et qui font des tâches d’aide dans des organismes publics ou des centres de protection sociale. Donc, ce n’est pas « quelqu’un qui fait n’importe quel travail à la place de l’armée », mais une forme de service militaire affectée aux domaines d’intérêt public définis par la loi.

Reprise du service

Même après être allé jusqu’au procès, peut-on reprendre le service ?

Dans l’article, Song Min-ho a dit : « si on me donne la possibilité de reprendre le service, je veux aller jusqu’au bout ». Là aussi, ce n’est pas seulement une question d’émotion, il y a vraiment une procédure administrative à part.

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Étape 1 : ce n’est pas un retour automatique

La reprise du service d’un agent de service social ne se fait pas juste en revenant travailler. Selon le décret d’application de la loi sur le service militaire, cela est décidé après la procédure de service fractionné et de suspension du service.

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Étape 2 : la personne fait la demande

La procédure commence quand l’agent de service social remet une demande au responsable de l’organisme d’affectation. En clair, il faut présenter officiellement par document la volonté de « recommencer ».

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Étape 3 : le responsable transmet au bureau régional de l’administration militaire

Le responsable de l’organisme d’affectation envoie cette demande au directeur du bureau régional de l’administration militaire. Cela veut dire que l’organisme sur place ne prend pas seul la décision finale.

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Étape 4 : le bureau régional juge le motif et la durée

Le directeur du bureau régional de l’administration militaire vérifie pourquoi le service a été interrompu, pendant combien de temps il doit l’être, et si la personne peut reprendre le service, puis il prend une décision. Il est aussi précisé qu’être au stade du procès ne bloque pas automatiquement la voie.

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Étape 5 : en général, si on reprend, on complète la période restante

En principe, le système fonctionne en retirant la période déjà effectuée puis en complétant la période de service obligatoire restante. Donc, c’est un peu différent de l’idée d’un redémarrage à zéro.

Gestion

Il n’y a pas que la personne elle-même qui peut être punie, la responsabilité du personnel de l’organisme suit aussi

ActeurRôle principalEn cas de problème
Agent de service social lui-mêmeEffectuer le service dans l’organisme et aux horaires fixésEn cas d’absence non autorisée ou d’abandon du service : prolongation du service ou poursuites pénales possibles
Responsable de l’organisme d’affectationVérification de la présence, signalement des signes anormaux, rédaction du rapport explicatif et du compte rendu d’entretienEn cas de manipulation de documents officiels, comme une fausse saisie de présence, une responsabilité pénale séparée est possible
Responsable de l’organisme de serviceSupervision générale de la gestion sur place, rapport à l’Administration du service militairePeut faire l’objet d’un contrôle pour problème de négligence dans la gestion
Administration du service militaireEnquêtes régulières et ponctuelles sur la situation, supervision du systèmeVérifie s’il y a eu infraction et relie cela à une plainte et à des mesures administratives
Sens

Donc cette affaire n’est pas seulement une actualité sur une célébrité, c’est aussi une actualité sur le système de service militaire en Corée

À première vue, cette affaire est une actualité judiciaire sur un chanteur célèbre. Mais si on regarde un peu plus en profondeur, on voit clairement à quel point la société coréenne gère de façon détaillée l’obligation de service militaire. Même sans porter l’uniforme, un agent du service social accomplit son obligation de service militaire, donc même un seul relevé de présence n’est pas traité comme une note privée, mais comme un document officiel.

Un autre point important, c’est que si ce système fonctionne avec du favoritisme, l’équité du service militaire peut être fragilisée. Certaines personnes font leur service actif, et d’autres font leur service social. Donc quand il y a de faux dossiers ou une mauvaise gestion dans le service social, les gens ne voient pas ça comme un simple problème de présence au travail, mais comme un problème d’équité.

Au final, quel que soit le jugement que le tribunal rendra, la question posée par cette affaire est claire. Est-ce que le système coréen de service social peut retrouver la confiance seulement avec des sanctions, ou faut-il aussi rendre plus stricts la gestion des organismes et le système de contrôle ? Même quand on regarde le résultat du procès, il est important de regarder aussi ce point.

💡Points utiles à retenir de cet article

Si l’absence d’un agent du service social atteint 8 jours ou plus au total, cela peut relever de sanctions pénales selon la loi sur le service militaire.

Cette affaire ne concerne pas seulement une infraction individuelle, mais aussi la responsabilité de l’organisme, comme avec de faux relevés de présence.

Plus qu’un simple chiffre dans une actualité judiciaire, il faut aussi regarder le système et les procédures derrière pour comprendre le contexte de la société coréenne.

On vous explique comment vivre en Corée

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