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Budget supplémentaire du ministère du Territoire : pourquoi a-t-il traité en même temps les frais de transport et même le carburant d’aviation ?

Voici une explication approfondie qui relie dans un même fil l’aide sur les frais de transport public, la réponse aux risques au Moyen-Orient et la préparation au carburant d’aviation durable inclus dans le budget supplémentaire du ministère du Territoire.

Updated Apr 17, 2026

Le ministère du Territoire, des Infrastructures et des Transports a annoncé le 11 avril que le budget supplémentaire de 2026, de 2.2천cent millions KRW, a été confirmé. Ce budget vise à réduire la charge des frais de transport public et à élargir le soutien aux victimes d’arnaque au jeonse. Pendant les 6 prochains mois, le montant de référence du remboursement forfaitaire de la carte de tout le monde, ancien K-Pass, sera réduit de 50%. Les types général et plus sont concernés, et une hausse du taux de remboursement du type de base, qui est au taux fixe, est aussi prévue. Avec cette mesure, la charge des frais de transport devrait encore diminuer pour les personnes qui utilisent souvent les transports publics. Le soutien aux victimes d’arnaque au jeonse sera aussi élargi, donc la protection des victimes qui vivent une instabilité de logement sera renforcée. En plus, à cause de la guerre au Moyen-Orient, les travaux commandés à l’étranger prennent du retard et les coûts de construction augmentent, donc le soutien lié à cela sera aussi renforcé. Le ministère prévoit d’élargir et de renforcer l’aide juridique et fiscale pour les petites et moyennes entreprises de construction à l’étranger. Ce soutien a pour but de se préparer à l’avance aux conflits entre le donneur d’ordre et l’entreprise de construction. En outre, pour se préparer à l’application obligatoire du ravitaillement en carburant aérien durable SAF en 2028, un système de suivi de la gestion de mise en œuvre sera aussi construit à l’avance.

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Introduction

Budget supplémentaire de 220M KRW, mais pourquoi les domaines sont-ils si différents ?

Si on regarde juste le titre de l’article, ça paraît un peu étrange. Remboursement des frais de transport public, aide aux victimes de fraude au jeonse, soutien à la construction à l’étranger face à la guerre au Moyen-Orient, mise en place du système pour le carburant d’aviation durable (SAF·carburant d’aviation qui émet moins de carbone) sont tous réunis dans un même paquet budgétaire. Au début, on peut se dire : « Pourquoi le ministère du Territoire traite-t-il autant de sujets différents d’un coup ? »

Mais si on regroupe tout ça en une seule phrase, c’est beaucoup plus clair. Ce budget supplémentaire est un paquet qui contient en même temps de l’argent pour réduire tout de suite le poids du coût de la vie, de l’argent pour protéger les secteurs industriels secoués par les facteurs extérieurs, et de l’argent pour se préparer à l’avance aux coûts qui arriveront dans quelques années avec les règles internationales. En bref, c’est un budget qui essaie de bloquer en une fois les difficultés d’aujourd’hui et les chocs de demain.

Donc, dans cet article, le plus important n’est pas seulement le montant, mais plutôt de voir quels endroits le gouvernement a considérés comme « urgents ». D’abord, il touche aux frais de transport que les citoyens ressentent chaque jour, ensuite il s’occupe des secteurs vulnérables aux secousses extérieures comme la construction à l’étranger, et enfin il prépare la réponse à des règles encore peu familières mais qui deviendront bientôt obligatoires, comme le SAF. Si on lit dans cet ordre, c’est beaucoup plus facile à comprendre.

ℹ️Les trois mots-clés qui traversent ce budget supplémentaire

Réponse à l’inflation : objectif de réduire l’inflation ressentie en baissant le poids des frais de transport qui reviennent régulièrement

Défense contre les risques extérieurs : atténuer le fait que des chocs nés hors de la Corée, comme les conflits au Moyen-Orient, se propagent à l’industrie nationale

Réponse anticipée aux règles : préparer à l’avance des tâches qui coûtent plus cher si on agit trop tard, comme l’obligation du SAF

Frais de transport

L’aide sur les frais de transport public est plus proche d’une carte de défense contre l’inflation que d’une aide sociale

Le fait que le nombre d’utilisateurs et le budget aient augmenté ensemble veut dire que le gouvernement voit ce système non pas comme un petit événement de réduction, mais comme une vraie politique sur le coût de la vie.

Décembre 2024 Utilisateurs185Utilisateurs = dix mille personnes / budget = cent millions KRW
Décembre 2025 Objectif d’utilisateurs362Utilisateurs = dix mille personnes / budget = cent millions KRW
2025 Budget2,375Utilisateurs = dix mille personnes / budget = cent millions KRW
Comparaison

Pourquoi justement le remboursement des frais de transport — en le comparant aux autres cartes politiques

Élément de comparaisonRemboursement des frais de transportAide en espècesGel des tarifs publicsBaisse de la taxe sur les carburants
Objectif de la politiqueRéduire directement les dépenses indispensables pour se déplacerPréserver le revenu global des ménagesFreiner tout de suite les tarifs publics ressentisAlléger le coût d’utilisation des véhicules
AvantagesC’est directement lié à l’usage réel des transports en commun, donc il est facile d’expliquer où part l’argentLe champ des bénéficiaires est large et l’effet se ressent vite à court termeL’effet politique perçu est immédiatLes automobilistes le ressentent vite et c’est une réponse intuitive au choc des prix du carburant
LimitesComme cela vise surtout les usagers des transports en commun, ceux qui ne les utilisent pas le ressentent peuCela peut aussi partir vers une consommation hors objectifPlus tard, au moment du retour à la normale des tarifs, la charge peut se concentrer d’un coupCela peut aller dans le sens opposé à l’idée d’encourager le passage aux transports en commun
Pourquoi les autorités aiment cette mesurebien-être + prix + réduction du carbone : on peut créer cette justification en une seule foisLa polémique sur l’efficacité budgétaire est forteL’inquiétude sur une distorsion du système tarifaire est forteIl y a un problème de baisse des recettes fiscales et de cohérence des politiques publiques
Étranger

La Corée n’est pas la seule à faire ça — les façons dont les villes étrangères soutiennent les frais de transport

RégionDispositif représentatifMode de soutienPoint à retenir
AllemagneDeutschlandticketInjection de fonds publics dans un pass national à tarif fixeL’objectif est de garantir la mobilité et d’encourager en même temps le passage aux transports en commun
AutricheKlimaticketRéduction sur l’abonnement à l’échelle nationaleUn exemple qui lie politique climatique et bien-être dans les transports
LondresPlafonnement tarifaireLimite du tarif maximal par jour et par semaineConçu pour que la charge n’augmente pas à mesure qu’on voyage davantage
ParisNavigo + partage par l’employeurCombinaison d’un abonnement et d’une aide aux frais de trajet domicile-travailPas seulement l’État, l’employeur partage aussi la charge des frais de déplacement
LuxembourgTransports gratuits dans tout le paysLe tarif lui-même est suppriméC’est la méthode la plus forte, mais elle n’est possible que si les moyens budgétaires suivent
Construction

Je me demandais pourquoi la guerre au Moyen-Orient entrait dans le budget supplémentaire du ministère du Territoire, et puis j’ai vu que la moitié de la construction coréenne à l’étranger était là-bas

Moyen-Orient (50%)
Asie (32%)
Amérique du Nord·Pacifique (6%)
Autres régions (12%)
Histoire

Pourquoi les entreprises de construction coréennes sont-elles devenues particulièrement sensibles au Moyen-Orient ?

Cette dépendance ne s’est pas créée du jour au lendemain. Dire que l’histoire de la croissance de la construction coréenne à l’étranger a en fait avancé avec le Moyen-Orient n’est pas exagéré.

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Étape 1 : 1965, début de l’expansion de la construction à l’étranger

C’est le point de départ du moment où les entreprises coréennes du bâtiment ont commencé à partir à l’étranger. À l’époque, le marché intérieur ne suffisait pas pour vivre, donc décrocher des chantiers à l’extérieur est devenu une stratégie de croissance.

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Étape 2 : années 1970~1980, croissance avec le boom du Moyen-Orient

C’était la période où les pays du Moyen-Orient lançaient de grands projets d’infrastructure grâce à l’argent du pétrole. Les entreprises coréennes du bâtiment ont renforcé leur présence dans de grands chantiers comme les usines, les routes, le dessalement et le développement urbain, et c’est à ce moment-là que l’idée « Moyen-Orient = marché clé » s’est installée.

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Étape 3 : 2018~2022, examen de la structure

La dépendance au Moyen-Orient restait élevée, et une faiblesse est apparue : le mode d’activité restait centré sur l’EPC (contrat où une seule entreprise prend en charge à la fois la conception, l’approvisionnement et la construction) plutôt que sur le développement-investissement de type PPP·partenariat public-privé. En clair, le pays avait beaucoup travaillé, mais la méthode était un peu trop orientée d’un seul côté.

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Étape 4 : en 2024, malgré des résultats records, l’inquiétude reste

Les commandes de construction à l’étranger ont atteint 37.1 billions de dollars, le niveau le plus élevé depuis 2014, mais récemment, même au 1er trimestre, la part du Moyen-Orient était de 43.6%. Les chiffres sont bons, mais cela veut aussi dire que tout peut beaucoup bouger à cause d’une seule variable dans une région précise.

Risque

Les grandes entreprises et les entreprises intermédiaires ne reçoivent pas le même choc — la nature du risque au Moyen-Orient est différente

Éléments de comparaisonGrandes entreprises de construction cotées et sociétés d’ingénieriePetites et moyennes entreprises actives à l’étranger
Niveau d’exposition au Moyen-OrientLa part des grands projets de centrales, d’énergie et d’infrastructures est élevée, donc l’exposition directe est forteIl y a beaucoup de sous-traitance pour les grandes entreprises et de participation dans certains domaines, donc l’exposition indirecte est forte
Principaux chocsRetard des commandes, hausse des coûts de construction, hausse des coûts d’assurance et de financementRetard dans la récupération des paiements, charge de réponse juridique et fiscale, risques de gestion sur site
Capacité à tenirLa capacité de financement et de négociation est relativement forteLe flux de trésorerie et la capacité à gérer les conflits sont plus faibles, donc c’est plus vulnérable
Pourquoi le soutien du budget supplémentaire était nécessaireProtéger les résultats globaux des commandes du pays et la confiance dans l’industrieParce qu’un petit conflit peut devenir un problème de survie pour l’entreprise, le soutien juridique et fiscal est important
Aviation

Le carburant d’aviation durable semble être un mot apparu soudainement, mais en réalité, l’horloge réglementaire vers 2050 tourne déjà

Le SAF est encore peu familier, mais le calendrier des règles européennes est déjà fixé. Si on ne met pas le système en place maintenant, il faudra peut-être suivre plus tard avec des coûts encore plus élevés.

0234770(%)(Année)Début de l’obligation dans l’UEDes deux chiffres à 20%Objectif à long terme : 70%202520302035204020452050
Politique

En Europe, « utilisez-le », aux États-Unis, « fabriquons-le » — même les politiques SAF ont un style différent

Éléments de comparaisonUERoyaume-UniÉtats-Unis
Orientation de base de la politiqueCentrée sur l’obligation de mélangeObligation progressiveCentrée sur l’augmentation de la production et le soutien
Objectif principal2025년 2% → 2050년 70%2025년 2% → 2040년 22%Objectif de production : 3 billions de gallons en 2030, 35 billions de gallons en 2050
Signal envoyé à l’industriePression pour que les compagnies aériennes et les aéroports se préparent tout de suiteSemblable à l’Europe, mais avec un rythme un peu plus modéréAccent sur le développement des installations de production et de la chaîne d’approvisionnement
En un mot'Si on ne l’utilise pas, ce n’est pas possible''Il faut forcément augmenter petit à petit''On aide pour pouvoir en produire beaucoup'
Changement

À l’avenir, ce n’est pas seulement le carburant qui change — les devoirs des compagnies aériennes et des aéroports

CatégorieCompagnie aérienneAéroport
Défis principauxContrats d’achat à long terme (offtake·contrat pour acheter à l’avance), comptabilité carbone, stratégie d’affectation par ligneInstallations de stockage et de mélange, contrôle qualité, gestion des données d’approvisionnement
Pourquoi c’est difficileLe prix du SAF est plusieurs fois plus élevé que celui du carburant jet classique, et l’offre est aussi insuffisanteIl faut un nouveau système pour stocker, mélanger et suivre le carburant
Réponse à la réglementationIl faut prouver l’origine et la quantité de réduction, et le tankering (action d’évitement consistant à faire un ravitaillement excessif dans un autre aéroport) est aussi limitéPlus un aéroport est un hub, plus la possibilité d’approvisionnement en SAF et la responsabilité de soumettre les données augmentent
Ce que cela veut dire au finalOn passe d’une époque où l’on faisait seulement les horaires de vol à une époque où la stratégie d’approvisionnement en carburant devient une compétitivitéLes aéroports ne sont plus une simple infrastructure, mais évoluent vers une plateforme de carburant et de données
Résumé

Au final, ce budget supplémentaire sert à la fois à éteindre « l’urgence du moment » et à bloquer « les changements qui arrivent bientôt »

Si on regarde tranquillement ce budget supplémentaire du ministère du Territoire, des Infrastructures et des Transports, on voit que des budgets de nature totalement différente sont en fait reliés par un même axe. Le soutien aux frais de transport sert à réduire tout de suite la charge que les gens ressentent aujourd’hui, la réponse aux risques du Moyen-Orient sert à atténuer les chocs que l’industrie coréenne reçoit de l’extérieur, et la préparation au SAF sert à se préparer à des règles internationales inévitables dans quelques années.

Quand on met ces trois points côte à côte, on voit bien le regard du gouvernement. Si l’aide au coût de la vie arrive trop tard, les gens ne la sentent plus vraiment, pour la construction à l’étranger il est difficile de revenir en arrière une fois que le problème a éclaté, et pour le SAF, si on commence à suivre après le début de l’obligation, il est très probable que le coût devienne plus élevé. Donc, si le budget est dépensé maintenant, ce n’est pas « parce qu’il reste de l’argent », mais parce que ce sont des domaines qui coûtent plus cher quand on réagit trop tard.

De notre point de vue, c’est une histoire assez concrète. Le remboursement du bus et du métro touche tout de suite au portefeuille, les retards de chantiers venant du Moyen-Orient peuvent mener à des problèmes pour le secteur du bâtiment et l’emploi, et le SAF peut finalement devenir une question de prix des billets d’avion, de coûts d’exploitation des aéroports, et même de compétitivité de l’industrie aérienne coréenne. Donc ce budget supplémentaire n’est pas juste un document avec quelques chiffres ajoutés, il est plus juste de le voir comme un document qui montre discrètement la carte des risques liés au coût de la vie, à l’industrie et à la réglementation dans la société coréenne.

💡Points à retenir dans cet article

L’élargissement du soutien aux frais de transport a plus le caractère d’une protection contre la hausse des prix ressentie au quotidien que d’une simple aide sociale

Si la question du Moyen-Orient est entrée dans le budget supplémentaire du ministère, c’est à cause de la concentration structurelle sur le Moyen-Orient dans la construction extérieure coréenne

La mise en place du système SAF n’est pas une histoire d’avenir lointain, mais un investissement en avance pour suivre le calendrier des règles internationales

Je vais vous montrer comment vivre en Corée

Merci de donner beaucoup d’amour à gltr life

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