|
GLTR.life

Vivre en Corée, décrypté

cut_01 image
cut_02 image
cut_03 image
cut_04 image

Le « Jour du travail » est revenu après 63 ans : pourquoi un simple nom est-il devenu une actualité ?

C’est une explication claire qui résume seulement l’essentiel : pourquoi ce changement de nom est apparu, et comment il nous fait revoir le vrai sens du système et du travail.

Updated Jun 23, 2026

Le gouvernement a célébré le 1er mai de cette année non pas comme la « Journée des travailleurs », mais comme le « Jour du travail ». C’est le premier Jour du travail depuis le premier changement officiel de nom après 1963. C’est aussi la première fois qu’une cérémonie commémorative a eu lieu à la Maison Bleue. À l’événement, les deux grandes confédérations syndicales coréennes ont participé ensemble. Des personnes de terrain montrant le sens symbolique de ce changement, comme des inspecteurs du travail, des pompiers, des policiers, des facteurs et des enseignants, ont aussi participé. Une fête de rue a également eu lieu, reliant la place Cheonggye, le Mémorial Jeon Tae-il et le marché de la Paix. Le gouvernement a expliqué le changement de nom par un sens plus actif et une meilleure inclusion de formes d’emploi diverses. Les scènes montrées dans l’article sont plus grandes qu’une simple cérémonie. On peut les lire comme un signal pour redéfinir avec quels mots on appelle le travail, et qui l’on considère comme le sujet du travail.

원문 보기
Essentiel

Le point clé de cette actualité, ce n’est pas un simple jour férié, mais le fait que « la manière d’appeler le travail » a changé

Si on regarde seulement en surface, cette actualité ressemble juste à une histoire de changement de nom. Mais si on regarde un peu plus en détail, c’est plutôt une scène où la société coréenne redéfinit comment elle voit les personnes qui travaillent. Pendant longtemps, « Journée des travailleurs » portait l’image de personnes qui travaillent sérieusement et contribuent au développement du pays, alors que « Jour du travail » était une expression qui faisait venir plus fortement des mots comme droits, solidarité et protection.

Si on comprend ça, on voit mieux pourquoi des éléments comme la cérémonie à la Maison Bleue, la présence commune des deux grandes centrales syndicales, le parcours lié à Jeon Tae-il et l’élargissement des jours fériés se retrouvent ensemble dans un même article. Pris séparément, ils ressemblent à un changement administratif, un programme d’événement ou un lieu symbolique, mais en fait, tout est lié à une seule question : « comment l’État reconnaît-il le travail ? ».

Donc ce texte ne s’arrête pas simplement à « pourquoi le nom a changé ». Il va expliquer dans l’ordre comment le 1er mai en Corée a changé, ce qui change quand les mots changent, et jusqu’à quels systèmes réels et quelles vies cette transformation arrive. Si vous lisez jusque-là, vous pourrez juger plus clairement si cette actualité est seulement un symbole ou le début d’un changement de système.

ℹ️Trois points à voir dans cet article

Le retour du nom ancien est à la fois un retour à une expression du passé et un signal disant qu’on veut de nouveau appeler le travail avec le langage des droits.

La désignation comme jour férié se ressent beaucoup, mais elle ne s’applique pas de la même façon à toutes les personnes qui travaillent.

L’événement à la Maison Bleue et le parcours lié à Jeon Tae-il sont des symboles qui montrent comment la relation entre l’État et le travail est réécrite.

Histoire

Comment le 1er mai en Corée est-il devenu « Jour du travail → Journée des travailleurs → de nouveau Jour du travail » ?

Si on connaît ce parcours, il devient plus facile de comprendre pourquoi le retour de ce nom n’est pas un simple changement d’appellation.

1

Étape 1 : le Jour international du travail a été créé d’abord

En 1886, des ouvriers de Chicago aux États-Unis ont mené une grève générale pour demander la journée de 8 heures, et à partir de 1890, plusieurs pays ont commencé à commémorer le 1er mai, May Day. Donc, dès le début, le 1er mai était moins un « jour de repos » qu’un « jour pour montrer les droits des travailleurs ».

2

Étape 2 : en Corée aussi, au début, c’était le « Jour du travail »

En Corée, le 1er mai a été commémoré comme Jour du travail à partir de 1923. Si on regarde avec les critères d’aujourd’hui, le nom d’origine était plutôt déjà Jour du travail. En le sachant, on comprend que ce changement n’a pas créé un nouveau nom, mais qu’il s’agit de la restauration du nom d’origine.

3

Étape 3 : pendant la période autoritaire, la date et le nom ont changé

En 1958, le gouvernement de Syngman Rhee a choisi le 10 mars comme jour commémoratif à la place du 1er mai, et en 1963, le gouvernement de Park Chung-hee a fixé dans la loi le nom de « Journée des travailleurs ». On peut voir là l’ambiance de l’époque : prendre de la distance avec le May Day international, et transformer le travail en un langage de labeur sérieux mobilisé pour le développement du pays.

4

Étape 4 : la date est revenue, mais le nom est resté

Depuis 1994, la date est revenue au 1er mai. Mais le nom de la loi est resté « Jour des travailleurs ». Donc, pendant plus de 30 ans, la date a suivi la norme internationale, mais le nom a gardé l’ancien système. On peut dire que c’était une restauration à moitié.

5

Étape 5 : en 2025~2026, même le nom est revenu

Avec une récente révision de la loi, le nom a de nouveau été restauré en Fête du Travail, et 2026 est devenu le premier Fête du Travail officiel célébré sous ce nom. Donc, cette actualité ne parle pas seulement d’un « changement de nom d’un jour férié », mais d’un moment où la Corée revoit encore le langage centré sur l’État qu’elle utilise depuis plus de 60 ans.

Comparaison

Pourquoi « travail assidu » et « travail » semblent avoir le même sens, mais sonnent différemment

Si on regarde seulement le sens du dictionnaire, ils se ressemblent, mais dans l’histoire moderne de la Corée, ces deux mots faisaient penser à des scènes complètement différentes.

Élément de comparaisonTravail assidu
Image de baseTravailler sérieusement, être appliqué
Travail
Travailler avec son corps et son temps, sujet de droits
Point mis en avantProduction, ordre, développement national
Époque surtout associéePériode d’industrialisation et d’autoritarisme
Distance avec l’ÉtatPlutôt proche d’un rôle donné par l’État
Usage dans le langage institutionnelLoi sur les normes du travail, Jour des travailleurs, droit au travail
Sens de ce changement de nomTrace de l’ancien langage de l’industrialisation
Sens

Si on change les mots, qu’est-ce qui change : du langage de la production au langage des droits

Beaucoup de gens se demandent ici : « Alors, si le nom change, le salaire augmente tout de suite ? » Bien sûr que non. Le simple changement de nom n’augmente pas automatiquement les salaires, les congés ou l’indemnisation des accidents du travail. Mais les lois et les politiques commencent toujours par les mots qu’elles utilisent. Même si les mots ne changent pas directement la réalité, ils changent le cadre qui décide de ce qu’on considère comme un problème.

Par exemple, le mot « travail salarié » fait penser à une personne qui travaille sérieusement, et le mot « travail » renforce davantage l’idée qu’une personne qui travaille est aussi une personne qui peut demander la sécurité, le repos et le droit de s’unir. Même si on parle de la même personne, le regard change. Si on comprend cette différence, on commence à voir pourquoi le monde du travail a demandé pendant longtemps un changement de nom, et pourquoi ce changement est aussi important de façon symbolique pour les travailleurs des plateformes ou les freelances.

C’est encore plus vrai dans un pays comme la Corée, où les personnes protégées changent un peu selon chaque loi. La façon de nommer quelqu’un comme « sujet de droits » peut influencer ensuite la législation, la mise à jour des règlements locaux, les documents administratifs et la manière d’interpréter les décisions de justice. Donc ce changement, plutôt qu’une fin, est mieux vu comme une ligne de départ pour redemander plus largement “qui est un travailleur ?”.

💡Si tu sais ça, les prochaines infos seront plus claires

À l’avenir, si tu vois des infos comme « statut de travailleur », « travail de plateforme » ou « élargissement des droits du travail », c’est bien de regarder aussi le fait que le choix des mots lui-même peut être un signal de la direction des politiques publiques.

Jour férié

Ce jour férié, qui va se reposer et qui va continuer à travailler ?

Même si un jour férié est officiellement désigné, tout le monde ne se repose pas de la même façon. Les critères d’application sont assez compliqués.

Personnes concernéesApplication de principe
Fonctionnaires, enseignants, une partie du secteur publicLe nombre de personnes qui ressentent directement la portée symbolique du changement du système des jours fériés augmente
Point où la réalité se sépare
Selon le métier et le mode de fonctionnement de l’organisme, le repos réel peut varier.
Travailleurs des entreprises privées de 5 personnes ou plusLes jours fériés administratifs sont en principe des jours de repos payés
Travailleurs en rotation, secteur médical, aide à la personne, livraisonMême si c’est un jour férié selon la loi, il est possible de travailler en réalité
Travailleurs des établissements de moins de 5 personnesIls ne sont pas soumis à l’obligation des jours fériés administratifs payés
Travailleurs à très courte durée horaireSi c’est moins de 15 heures par semaine, certaines protections liées aux jours fériés et aux congés sont limitées
Travailleurs journaliers et sous contrat à durée déterminéeL’application est possible s’il existe une relation de travail continue
Système

Pourquoi les jours fériés n’arrivent pas de la même façon pour tout le monde

Même si c’est le même 1er mai, certaines personnes se reposent, d’autres travaillent, et d’autres reçoivent une indemnité à la place.

1

Étape 1 : au départ, le système des jours fériés en Corée était divisé en deux

Pendant longtemps, les fonctionnaires suivaient le système des jours fériés des administrations, et les travailleurs du privé suivaient un autre système de congés payés, comme la « fête du Travail ». Donc, même si c’était le même jour, il arrivait souvent que les salariés du privé se reposent tandis que les fonctionnaires allaient au travail, ce qui créait une situation un peu étrange.

2

Étape 2 : l’application des jours fériés au secteur privé s’est élargie progressivement entre 2020 et 2022

Cela a commencé par les entreprises de 300 employés ou plus, puis cela s’est étendu dans l’ordre aux entreprises de 30 à 299 employés, puis à celles de 5 à 29 employés, pour appliquer les jours fériés des administrations comme congés payés. Si on connaît ce processus, on comprend que le système des jours fériés en Corée n’a pas toujours été, dès le départ, un système commun à toute la population.

3

Étape 3 : malgré cela, le ressenti reste différent selon le secteur et la taille

Dans des secteurs qui ne peuvent pas s’arrêter, comme les hôpitaux, les pompiers, les soins ou la logistique, il faut bien continuer à travailler même les jours fériés. En plus, dans les entreprises de moins de 5 employés ou pour les travailleurs à très faible durée horaire, l’application de la loi est plus faible. Autrement dit, même si le texte de la règle est le même, le repos réel n’est pas réparti de façon égale.

4

Étape 4 : donc, « désigner un jour férié » est un point de départ, pas la destination finale

Avec ce changement, c’est clairement une grande évolution que plus de personnes puissent se reposer le jour de la fête du Travail. Mais pour aller vers un droit universel au repos, où tout le monde peut se reposer de la même façon, il faut aussi revoir ensemble la taille des entreprises, la forme d’emploi et les exceptions selon les secteurs.

Protection

Jusqu’où les personnes qui travaillent hors du CDI sont-elles protégées ?

Si cette actualité dit qu’il faut « inclure les différentes formes d’emploi », c’est parce qu’en réalité il y a encore beaucoup de personnes qui restent en dehors du système.

GroupeProtection actuellement relativement forte
Salariés en emploi régulierProtections essentielles comme la loi sur les normes du travail, les congés, les règles contre le licenciement et l’indemnité de départ
Encore de grandes zones grises
Il existe quelques différences selon la taille de l’entreprise
FreelancesSelon le contrat, un accès partiel est possible à l’assurance accidents du travail et au règlement des litiges
Travailleurs en emploi spécial et travailleurs de plateformeL’assurance accidents du travail et l’assurance emploi ont été partiellement élargies plus tôt
Travailleurs migrantsJuridiquement, ils sont reconnus comme prestataires de travail et relèvent de la protection de base
Travailleurs dans des entreprises de moins de 5 employésIl existe une certaine protection de base dans les relations salariales
Politique

Pourquoi la cérémonie commémorative à la Maison Bleue et la présence des deux grandes confédérations syndicales ensemble sont perçues comme une « première » si importante

Cette scène n’est pas seulement une mise en scène d’événement. Elle montre de façon condensée comment l’État et le travail se sont traités en Corée.

1

Étape 1 : Pendant longtemps, la fête du Travail en Corée est restée éloignée de l’État

Pendant la période autoritaire, l’État avait tendance à voir le travail non pas comme un acteur politique indépendant, mais comme une cible de mobilisation pour l’industrialisation. C’est pour ça qu’il a gardé ses distances avec la fête internationale du Travail, et qu’un courant s’est formé pour l’institutionnaliser avec l’expression « jour des travailleurs ».

2

Étape 2 : Même après la démocratisation, le mouvement ouvrier n’était pas uni

La Fédération des syndicats coréens était une organisation habituée aux négociations institutionnelles, et la Confédération coréenne des syndicats s’est développée après 1987 sur la base des luttes sur le terrain et d’une ligne indépendante. Les deux représentent les travailleurs, mais comme leur ligne et leur base organisationnelle sont différentes, ils n’ont pas toujours avancé ensemble.

3

Étape 3 : Donc, la présence en même temps des deux grandes confédérations devient déjà un message

Le fait que la Fédération des syndicats coréens et la Confédération coréenne des syndicats participent ensemble au même événement ne veut pas dire que tous les conflits ont disparu. Mais cela montre quand même qu’à un moment précis, leurs intérêts politiques se sont rapprochés au point de pouvoir accorder leurs actions sur les questions du travail.

4

Étape 4 : Une organisation à la Maison Bleue met en scène l’État qui place le travail comme « partenaire officiel »

La Maison Bleue est un lieu symbolique du plus haut pouvoir de l’État dans la politique coréenne. Le fait d’y avoir célébré la fête du Travail crée un effet symbolique : le travail n’est plus un sujet périphérique, mais est placé au centre de l’agenda national. Si on comprend ça, on voit pourquoi cette scène signifie plus qu’une simple photo.

Mémoire

Pourquoi Jeon Tae-il est encore au présent aujourd’hui

Le fait que l’itinéraire de l’événement passe par le Mémorial Jeon Tae-il et le marché Pyeonghwa ne veut pas seulement dire qu’il faut se souvenir du passé. C’est plutôt un choix pour relier le point de départ des problèmes du travail en Corée au présent.

1

Étape 1 : Jeon Tae-il a montré : « la loi existe, alors pourquoi la réalité est différente ? »

En 1970, devant le marché de la paix, Jeon Tae-il s’est immolé par le feu en criant : « respectez la loi sur les normes du travail ». S’il est devenu un symbole dans le mouvement ouvrier coréen, ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas de loi, mais parce qu’il a montré de la façon la plus forte la réalité où, même quand la loi existe, elle n’est pas respectée sur le terrain.

2

Étape 2 : Le problème qu’il a soulevé a dépassé la tragédie personnelle et a mené à l’organisation collective

Après Jeon Tae-il, des organisations comme le syndicat des vêtements de Cheonggye ont continué à se former, puis cela a plus tard conduit à la grande lutte ouvrière de 1987 et à l’élargissement du mouvement des syndicats démocratiques. Autrement dit, Jeon Tae-il est lu moins comme l’histoire d’un seul héros que comme le point de départ du mouvement coréen pour les droits des travailleurs.

3

Étape 3 : Aujourd’hui encore, une question semblable reste là

Aujourd’hui, au lieu des ateliers de confection, on parle davantage de livraison par plateforme, de sous-traitance, de travail précaire et de travail migrant. Mais la question commune reste presque la même : « alors qu’il y a des lois et des systèmes, pourquoi les risques et les bas salaires se concentrent-ils sur les personnes les plus vulnérables ? » Comme cette question reste présente, Jeon Tae-il continue lui aussi à être rappelé au présent.

4

Étape 4 : Donc, le parcours lié à Jeon Tae-il ramène le sens de la fête du Travail dans le présent

Le parcours qui relie la place Cheonggye, le mémorial Jeon Tae-il et le marché de la paix rattache de nouveau la fête du Travail non pas à une date commémorative abstraite, mais à un vrai lieu de l’histoire du travail. Si on comprend ce dispositif, on voit pourquoi cet événement n’est pas une simple fête, mais un message politique qui demande une explication.

Résumé

Donc, il faut lire cette nouvelle non comme une « restauration d’un mot », mais comme un signal sur l’orientation de la politique du travail en Corée

En résumé, il vaut mieux lire cette nouvelle de la Fête du travail en trois couches. D’abord, sur le plan historique, c’est un événement qui retrouve le nom d’origine de 1923. Ensuite, sur le plan institutionnel, c’est un événement qui donne plus de raison de pousser l’élargissement des jours fériés et les discussions pour inclure diverses formes d’emploi. Enfin, sur le plan politique, c’est une scène qui montre de nouveau à quelle distance l’État va traiter le travail.

Mais ici, ce qui est important, c’est de ne ni exagérer ni sous-estimer. Ce n’est pas parce que le nom a changé que la réalité de tous les travailleurs change tout de suite. Il y a encore beaucoup de personnes qui restent en dehors du système ou à sa frontière, comme les lieux de travail de moins de 5 personnes, les travailleurs des plateformes, les freelances et les travailleurs migrants. Donc ce changement ressemble plus à un panneau de direction qu’à une version achevée.

À l’avenir, quand vous lirez cette actualité, vous pouvez la regarder comme ça. Chaque fois que le mot « fête du Travail » apparaît, vérifiez aussi jusqu’à qui le gouvernement reconnaît vraiment comme sujet du travail, jusqu’où s’élargissent le jour férié et les systèmes de protection, et à quel point diminue l’écart entre la loi et la réalité, la question posée par Jeon Tae-il. Si vous avez ce repère, vous pourrez lire les prochaines nouvelles sur le travail avec beaucoup moins de flou.

⚠️Donc, les points à vérifier à l’avenir

Si les termes des lois et des règlements locaux mènent vraiment à un élargissement des personnes concernées par l’application

Si la protection des lieux de travail de moins de 5 personnes et des travailleurs atypiques s’élargit davantage

si des lois de suivi et des changements d’application arrivent après l’événement symbolique

Je vous explique comment vivre en Corée

Donnez beaucoup d’amour à gltr life, s’il vous plaît

community.comments 0

community.noComments

community.loginToComment

Le « Jour du travail » est revenu après 63 ans :... | GLTR.life