La province de Jeonnam prévoit, à partir du second semestre de cette année, de choisir une zone où vivent beaucoup d’étrangers pour y créer une rue spécialisée pour les étrangers. Le coût total du projet est de 4B KRW. Le lieu sera choisi par appel à candidatures des villes et comtés. Le lieu retenu recevra un soutien pour des fresques, un paysage nocturne, un point de repère, un espace communautaire, un système d’information multilingue, des équipements de sécurité, etc. La province de Jeonnam considère ce projet non pas comme un simple réaménagement de l’environnement, mais comme un projet pour créer un espace utilisé ensemble par les Coréens et les étrangers. L’idée est d’aider à relancer l’économie locale, d’améliorer le confort de vie des résidents étrangers et aussi de répondre au déclin des régions. Pour faire avancer le projet, la province de Jeonnam a aussi organisé une réunion avec des experts et des personnes du terrain. Les participants ont échangé leurs idées sur la manière de transformer les zones à forte population étrangère pour que cela aide vraiment la vie quotidienne, et sur la façon de relier l’animation commerciale et l’aide à l’installation.
원문 보기La rue spécialisée pour les étrangers porte le nom de rue, mais en vrai c’est une expérience de vie quotidienne
Si on regarde juste l’article rapidement, l’expression 'rue spécialisée pour les étrangers' peut sembler un peu étrange. On peut croire que c’est juste un projet pour changer les enseignes en anglais et en vietnamien et peindre quelques fresques. Mais si on regarde aussi des exemples d’autres collectivités, c’est plutôt un projet qui regroupe en même temps amélioration du cadre de vie + dynamisation commerciale + image de marque locale.
Pour le dire simplement, il s’agit de ne plus voir les quartiers où vivent beaucoup d’étrangers seulement comme des endroits avec beaucoup d’inconvénients, mais de les repenser comme des espaces de vie où les gens habitent vraiment, consomment et se retrouvent. Donc oui, il peut y avoir des panneaux multilingues, mais si ça s’arrête là, ce n’est qu’à moitié réussi. Il faut aussi ajouter des éléments comme un espace communautaire, des équipements de sécurité, un paysage nocturne, un parcours pratique pour utiliser les commerces et un lien avec les festivals locaux pour que le quartier change vraiment.
Si on regarde d’autres régions de Corée, les endroits qui ont réussi avaient déjà une raison d’attirer les gens. Il y avait une base existante, comme la nourriture, la demande de main-d’œuvre dans les zones industrielles, les parcours touristiques ou les festivals. À l’inverse, quand on met seulement le nom de 'rue spécialisée' sans vrai contenu de fonctionnement, il arrive souvent que l’endroit redevienne vite calme même après un bel aménagement. Donc pour le projet actuel de la province de Jeonnam, la vraie question est simple : est-ce que cela va s’arrêter à embellir l’apparence, ou bien changer en même temps la vie quotidienne et les commerces ?
La rue spécialisée pour les étrangers n’est pas un simple “projet d’enseignes multilingues”, mais plutôt une expérience pour repenser un espace de vie avec beaucoup de résidents étrangers comme un lieu d’économie locale et de coexistence.
Les rues spécialisées pour les étrangers ne suivent pas toutes le même modèle
| Modèle | Éléments principaux | Effet attendu | Limite |
|---|---|---|---|
| Type amélioration de l’environnement visuel | Réorganisation des enseignes, menus et panneaux multilingues | Amélioration de l’orientation et du confort d’utilisation de base | Si seule l’apparence change, il est difficile que cela mène à une hausse du séjour et de la consommation |
| Type coexistence dans la vie quotidienne | Espace communautaire, équipements de sécurité, informations administratives, échanges entre habitants | Renforcement de l’installation des résidents étrangers et de la coexistence entre Coréens et étrangers | Sans personnel de gestion ni budget durable, l’effet devient faible |
| Type lien avec commerce et tourisme | Rue gastronomique, festival, paysage nocturne, point de repère, image de marque | On peut attendre une hausse des visiteurs et une dynamisation commerciale | S’il n’y a pas déjà un contenu capable d’attirer les gens, le risque d’échec est grand |
Où vivent beaucoup d’étrangers en Jeonnam ? La réponse, c’est l’emploi
Les résidents étrangers de Jeonnam ne sont pas répartis de façon égale dans un seul endroit. Ils se rassemblent clairement là où il y a du travail.
À Yeongam, c’est les chantiers navals, à Wando la pêche… chaque région attire pour une raison différente
| Type de région | Régions représentatives | Principales raisons d’arrivée | Point à retenir |
|---|---|---|---|
| Type zone industrielle | Yeongam·Yeosu | Emplois dans la construction navale, l’industrie manufacturière et les complexes industriels nationaux | Les résidents étrangers sont une main-d’œuvre essentielle pour l’industrie locale |
| Type rural et village de pêche | Wando·Haenam·Jindo·Goheung | Manque chronique de main-d’œuvre dans la pêche, l’aquaculture et l’agriculture | Plus le vieillissement est fort dans une région, plus la dépendance aux étrangers se fait sentir |
| Type mixte | Naju·Mokpo | Services urbains + industrie·logistique + demande des zones rurales voisines | Ce sont des pôles qui ont à la fois des fonctions de vie quotidienne et d’emploi |
Sur le terrain, ce qui est plus urgent que la traduction, c’est un vrai « guide »
Quand on parle d’un quartier où vivent beaucoup d’étrangers, on pense d’abord au 'problème de langue'. C’est vrai, mais si on regarde les données du terrain, le vrai inconfort va encore un peu plus loin. Plus que le fait de ne pas comprendre la langue, le plus gros blocage, c’est de ne pas pouvoir accéder aux informations administratives, médicales et de sécurité à cause de ça.
Par exemple, expliquer ses symptômes à l’hôpital et comprendre les consignes de traitement, faire des démarches de séjour ou de protection sociale au Centre de services communautaires (ancien bureau de quartier), lire un message d’alerte en cas de catastrophe ou les consignes du Numéro d’urgence et agir tout de suite, ce n’est pas quelque chose qu’on règle avec quelques feuilles traduites. C’est pour ça que sur le terrain, on dit souvent que le conseil avec interprétation, l’accompagnement sur place, le suivi de cas et la mise en relation avec les organismes sont plus importants que de simples panneaux multilingues.
Ce point est important parce que le projet de rue spécialisée de la province du Jeolla du Sud comprend aussi un système d’information multilingue et le renforcement des équipements de sécurité. Si ce projet s’arrête seulement à l’installation de panneaux, le changement ressenti sera faible. Mais si on va jusqu’au conseil pour la vie quotidienne et à la réponse en matière de sécurité, pour les résidents étrangers, le sentiment de 'ce quartier m’accueille' peut vraiment changer complètement.
La barrière de la langue n’est qu’un point de départ. Le vrai inconfort ressenti augmente quand on ne peut pas accéder aux services administratifs, médicaux et de sécurité.
Les difficultés s’enchaînent comme ça : langue → échec d’accès à l’administration → fragilité face à la sécurité
| Catégorie | Comment cela apparaît sur le terrain | Réponse nécessaire |
|---|---|---|
| Barrière linguistique | Difficile de comprendre les avis, les contrats, les explications de l’hôpital et les procédures de déclaration | Informations multilingues, interprétation et traduction, coréen facile |
| Échec d’accès aux services administratifs | Impossible de résoudre à temps les problèmes de séjour, de protection sociale, de logement et de travail | Guichet de conseil, accompagnement sur place, coordination entre organismes |
| Vulnérabilité en matière de sécurité | On peut facilement manquer les messages d’alerte, les consignes d’urgence et les informations de sécurité publique | Informations de sécurité multilingues, application, réseau local de sécurité |
Comment la politique coréenne envers les étrangers est-elle passée de la « gestion » à un « atout local » ?
L’expérience menée maintenant par la province de Jeollanam-do n’est pas sortie de nulle part. C’est une étape qui est apparue après presque 20 ans de changement progressif du regard de la Corée sur la politique envers les étrangers.
Étape 1 : 2007, début du système
Avec l’entrée en vigueur de la Loi-cadre sur le traitement des étrangers résidant en Corée, le cadre de base de la politique envers les étrangers a été mis en place. Mais à cette époque, les mots-clés étaient traitement, protection et aide à l’adaptation, donc l’aspect de gestion restait encore fort.
Étape 2 : 2006~2011, les collectivités locales commencent à voir les étrangers comme une cible administrative
Avec les enquêtes sur la situation des résidents étrangers et la mise en place de services dédiés, les gouvernements locaux ont aussi commencé à voir les étrangers comme une cible de politique à part entière. Malgré cela, l’accent restait plutôt sur la gestion des conflits et la réponse aux plaintes administratives.
Étape 3 : 2011~2017, élargissement du cadre de l’intégration sociale
On a commencé à employer des expressions qui présentent les résidents étrangers non plus comme de simples bénéficiaires, mais comme des acteurs participant à la communauté locale. Pendant la période du deuxième plan de base de la politique envers les étrangers, des mots comme droits humains, diversité culturelle et intégration sociale ont commencé à apparaître plus souvent dans les documents politiques.
Étape 4 : 2018~2022, lien avec le déclin des régions
Avec l’aggravation de la baisse de la population et de la crise de disparition des régions, le regard qui considère les étrangers comme une partie de la main-d’œuvre et de la population installée est devenu plus fort. En 2022, la Loi spéciale de soutien aux zones en déclin démographique et le projet pilote de visa spécialisé par région ont été un tournant qui a rassemblé ce mouvement dans le système.
Étape 5 : depuis 2023, transformation en atout local
Récemment, il est devenu clair qu’on voit les étrangers au-delà d’un simple « public à aider », comme une ressource pour le développement local ou une population de vie. La rue spécialisée pour étrangers de la province de Jeollanam-do se situe justement à cette étape. Ce n’est pas une politique qui gère les personnes, mais une politique qui redessine l’espace où les gens vivent.
Quand le regard sur la politique envers les étrangers change, la conception des projets change aussi
| Cadre politique | Regard sur les étrangers | Méthode de projet représentative | Limite |
|---|---|---|---|
| Gestion·soutien | Public ayant besoin de protection et d’adaptation | Réponse aux plaintes administratives, informations sur la vie quotidienne, gestion de l’ordre du séjour | Lien faible avec la stratégie de croissance locale |
| Intégration sociale | Habitants qui participent ensemble à la communauté locale | Programmes d’intégration, protection des droits humains, politiques de diversité culturelle | Le lien avec les stratégies de commerce, d’industrie et de population reste encore limité |
| Transformation en atout local | Acteurs qui soutiennent l’économie locale et la population de vie | Rue spécialisée, visa spécialisé par région, lien avec l’aide à l’installation | Si on aménage seulement l’espace sans créer de parcours d’installation, l’effet reste court |
Pour empêcher la disparition des régions, aménager une rue ne suffit pas
| Modèle de réponse | Point fort | Point faible | Condition pour renforcer l’effet |
|---|---|---|---|
| Type rue spécialisée pour étrangers | Visibilité de l’espace de vie, dynamisme commercial, création d’une ambiance de coexistence | Risque de finir comme un projet d’événement ou seulement d’apparence | Participation des commerçants, demande réelle, contenu exploité en permanence |
| Type main-d’œuvre de zone industrielle | Effet immédiat pour maintenir l’industrie locale | Si cela reste limité à l’offre de travail, l’installation reste faible | Lien avec le logement, l’éducation et le soutien aux familles |
| Type attraction d’étudiants étrangers | Possibilité d’arrivée d’une population jeune | S’il n’y a pas de parcours de séjour ou d’emploi après le diplôme, ils partent | Système de visa et de lien vers l’emploi après les études |
| Type soutien à l’installation | Possibilité de séjour de longue durée et d’ancrage dans la communauté locale | Demande beaucoup de budget et de capacité administrative | Soutien groupé pour le logement, les soins médicaux, l’éducation, le visa et l’emploi |
Alors, pourquoi l’expérience de la province de Jeollanam-do est importante
Le projet de rue spécialisée pour étrangers de la province de Jeollanam-do est intéressant parce que ce n’est pas un simple projet d’esthétique urbaine. Dans cette province, il y a des zones comme Yeongam où la part d’étrangers est élevée, et aussi des zones comme Wando et Haenam où le manque de main-d’œuvre rurale et de pêche est étroitement lié à la main-d’œuvre étrangère. Donc, la question de savoir 'comment concevoir le quartier où vivent les étrangers' n’est pas une question d’apparence, mais quelque chose de très proche d’une question de survie locale.
Mais il ne faut pas non plus avoir trop d’attentes. Une rue spécialisée reste avant tout une entrée. Elle peut aider à changer l’image du quartier et à montrer que les habitants étrangers ne sont pas des personnes invisibles, mais des membres de la communauté locale. Mais à long terme, si le visa, le logement, les soins médicaux, l’éducation, les droits du travail et l’installation de la famille ne sont pas liés ensemble, il y a un grand risque que cette mesure ait peu de force comme réponse au déclin des régions.
Donc, le succès ou l’échec de ce projet se jouera ailleurs que dans de jolies photos de rue. Il faudra voir si, dans cette rue, les gens continuent vraiment à y vivre, les ventes des magasins augmentent vraiment, cela devient un espace utilisé ensemble par les Coréens et les étrangers, et si les services administratifs et de sécurité deviennent vraiment plus faciles. Au final, ce que la province du Jeolla du Sud veut créer n’est peut-être pas seulement une rue, mais la prochaine version de la manière dont la région accueille les étrangers.
Une rue spécialisée pour étrangers n’est pas une solution miracle contre le déclin des régions.
Mais elle peut devenir un point de départ pour traiter les habitants étrangers non pas comme des « personnes à gérer », mais comme des « membres de la communauté locale qui vivent ensemble ».
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