La ville de Cheongju a annoncé qu’elle mettrait en place un nouveau système de coopération pour que les travailleurs saisonniers étrangers puissent terminer plusieurs démarches administratives dès leur arrivée en Corée. La ville prévoit d’exploiter un service d’entrée en guichet unique avec la branche de Cheongju de la banque NH Nonghyup et la branche Chungbuk-Sejong de l’Association coréenne de santé au travail. La date de l’annonce est le 16 avril 2026. À l’avenir, les travailleurs recevront au même endroit l’ouverture d’un compte bancaire, un test de dépistage de drogues, l’adhésion à une assurance, une formation incendie et une formation préalable pour les exploitations agricoles et les travailleurs. Avant, les travailleurs devaient se déplacer séparément pour faire ces démarches. Cela prenait donc beaucoup de temps et pouvait aussi retarder l’affectation sur le terrain. La ville de Cheongju veut réduire ces démarches compliquées pour envoyer plus vite les travailleurs sur les sites agricoles. Le maire de Cheongju, Lee Beom-seok, a expliqué qu’il s’agit du premier cas dans tout le pays où une collectivité locale, un établissement financier et un établissement médical soutiennent ensemble des travailleurs saisonniers étrangers.
원문 보기Pourquoi faire autant de choses en même temps le premier jour d’entrée ?
Quand on lit l’article pour la première fois, ça paraît un peu étrange. Pourquoi faire le compte bancaire, l’assurance, le test de drogues et la formation incendie d’un seul coup dès l’arrivée à l’aéroport ? En fait, ce n’est pas seulement un service pratique. C’est plutôt proche du 'bouton de démarrage' pour qu’un travailleur saisonnier étranger puisse commencer à travailler légalement en Corée.
Le plus urgent, c’est de préparer le paiement du salaire. S’il n’y a pas de compte au nom de la personne, il est difficile d’envoyer le salaire de façon transparente, et des méthodes risquées comme le paiement en espèces ou la gestion par un tiers peuvent intervenir. Pour l’assurance, c’est pareil. Dans les zones rurales, il y a pas mal de risques d’accident comme les machines agricoles, les pesticides ou les incendies de serres en plastique. Si l’adhésion est retardée, il peut y avoir un vide de protection juste après le début du travail.
Les tests et les formations ne sont pas juste une formalité non plus. Le test de drogues sert à vérifier les risques au début de l’entrée, et la formation incendie et sécurité aide à réduire les risques d’accident, qui peuvent être encore plus grands à cause de la barrière de la langue. Au final, ce que veut faire la ville de Cheongju, ce n’est pas une 'administration qui regroupe joliment des papiers', mais une façon d’organiser le travail pour assurer en même temps le paiement du salaire, la protection de la sécurité et la rapidité d’affectation sur le terrain.
L’ouverture du compte sert à la transparence du paiement du salaire, l’adhésion à l’assurance sert à la protection en cas d’accident ou de maladie, et les tests et formations servent à la vérification des risques et à l’adaptation au terrain.
Si cette procédure prend du retard, les travailleurs ne sont pas protégés, et les exploitations agricoles peuvent rater la haute saison parce qu’elles ne peuvent pas employer les gens à temps.
Voilà comment se passe le premier jour d’entrée en Corée des travailleurs saisonniers étrangers
Si on rassemble les cas de fonctionnement des collectivités locales, les démarches juste après l’entrée sont en général regroupées dans cet ordre.
Étape 1 : entrée et orientation
D’abord, on vérifie l’identité du travailleur et on explique simplement quelles démarches seront faites aujourd’hui. On présente aussi à ce moment-là les règles de vie en Corée et le programme de base.
Étape 2 : tests liés aux drogues et à la santé
C’est l’étape pour vérifier les facteurs de risque au début de l’entrée. Le but principal est de réduire l’inquiétude des employeurs et de la communauté locale, et de réagir tôt s’il y a un problème.
Étape 3 : ouverture du compte bancaire
Il faut créer un compte au nom de la personne pour pouvoir verser le salaire d’une manière qui laisse une trace. Si cette étape est retardée, le paiement du salaire peut se compliquer et le risque de conflit augmente.
Étape 4 : adhésion à l’assurance
C’est un dispositif pour se préparer aux risques comme les blessures, les maladies ou les salaires impayés. En simple, on met d’abord en place 'un minimum de filet de sécurité si on se blesse en travaillant'.
Étape 5 : formation incendie, sécurité et formation préalable
On apprend de façon courte mais intensive les risques de base des zones rurales, comme les incendies de serres en plastique, les accidents de machines agricoles ou la manipulation de pesticides. Comme il y a une barrière de la langue, les supports visuels et les formations pratiques sont particulièrement importants.
Étape 6 : vérification du contrat de travail et affectation à l’exploitation agricole
Après avoir vérifié les conditions du contrat, le lieu de travail et les règles de base, on va vers l’exploitation agricole. Le but du système de guichet unique est de réduire au maximum le temps nécessaire jusqu’ici.
Chaque procédure a sa raison — rôle du compte bancaire, de l’assurance, du test et de la formation
| Procédure | But principal | Problèmes si cela prend du retard |
|---|---|---|
| Ouverture d’un compte bancaire | Pour verser le salaire sur un compte à son nom et garder une trace | Risque plus élevé de retard de salaire, de paiement en espèces, et de conflits liés aux arriérés ou à l’exploitation |
| Souscription à une assurance | Une protection pour faire face aux risques d’accident, de maladie et de salaires impayés | Vide de couverture juste après le début du travail, et charge plus lourde de responsabilité légale pour l’exploitation |
| Test de dépistage de drogue | Pour vérifier les risques au début de l’entrée et renforcer la confiance dans la gestion | La découverte des problèmes peut être retardée et l’inquiétude dans la communauté locale peut augmenter |
| Formation incendie et sécurité | Pour réduire les accidents liés au feu, aux machines agricoles et aux pesticides, et apprendre à réagir en cas d’urgence | Le risque d’accidents au début augmente à cause de la barrière de la langue |
| Formation préalable et vérification du contrat | Pour faire comprendre les règles de travail, les règles de vie et les informations d’affectation | Adaptation sur le terrain retardée, malentendus et conflits, et risque plus élevé de litiges contractuels |
Pourquoi les zones rurales de Corée ont-elles de plus en plus de mal à tenir sans travailleurs saisonniers étrangers ?
Ce n’est pas seulement l’histoire de Cheongju. Depuis longtemps, les zones rurales de Corée avancent avec une structure où il manque de main-d’œuvre. Les jeunes partent vers les villes, et les personnes qui gèrent vraiment les exploitations agricoles vieillissent de plus en plus. La méthode d’autrefois, qui consistait à tenir pendant la haute saison agricole avec le travail de la famille, a atteint sa limite.
Le problème, c’est que le travail agricole n’est pas occupé “tout le temps”. Il y a des périodes courtes, comme la plantation du riz ou la récolte, où tout le travail arrive d’un coup. Dans ces moments-là, il est difficile de garder beaucoup de personnel permanent, et dans beaucoup de régions, la demande ne peut plus être couverte seulement avec des journaliers coréens. C’est pour ça que le système de travail saisonnier étranger est devenu peu à peu un dispositif de base indispensable.
Le soutien en guichet unique de Cheongju doit aussi être compris dans ce contexte. Ce que veulent les exploitations agricoles, ce n’est pas un joli slogan administratif, mais que les personnes nécessaires arrivent vraiment dans les champs au bon moment. Au fond, dire qu’on réduit les procédures du premier jour d’entrée signifie aussi que la pénurie de main-d’œuvre rurale est à ce point urgente et structurelle.
La dépendance au travail saisonnier étranger n’est pas un phénomène apparu soudainement, mais le résultat accumulé depuis longtemps du vieillissement, de la baisse de la population et de la demande concentrée pendant la haute saison agricole.
C’est pourquoi, aujourd’hui, la compétitivité des collectivités locales ne dépend plus seulement de “combien de personnes elles accueillent”, mais aussi de “à quelle vitesse et avec quelle sécurité elles les affectent”.
C’est plus clair avec les chiffres — la forte expansion du nombre de travailleurs saisonniers
Si vous passez la souris sur un point, vous pouvez voir le volume d’affectation selon la période. Si vous regardez ensemble la période du COVID et le moment d’élargissement du système, la tendance devient plus claire.
Le système a grandi comme ça — du projet pilote de 2015 à la politique nationale de 2025
Le système de travail saisonnier pour les étrangers n’est pas apparu d’un coup. Un petit projet pilote est devenu une politique nationale en 10 ans.
Étape 1 : 2015, début du système
Le système de travailleurs saisonniers étrangers a été mis en place pour combler le manque de main-d’œuvre de courte durée pendant la haute saison agricole. Au départ, l’idée était celle d’une “main-d’œuvre saisonnière qui vient travailler un moment puis repart”.
Étape 2 : 2017~2019, diffusion dans les collectivités locales
Le mode de recrutement de travailleurs par des MOU avec des gouvernements locaux à l’étranger s’est diffusé dans plusieurs régions. À partir de là, le travail saisonnier a commencé à être vu comme une solution réaliste pour la politique de main-d’œuvre rurale.
Étape 3 : fin 2019, création du visa E-8
Avec la révision du décret d’application de la loi sur le contrôle de l’immigration, le statut de résidence E-8 pour le travail saisonnier a été créé. En bref, le travail saisonnier a obtenu un cadre de visa indépendant, ce qui a rendu le système encore plus officiel.
Étape 4 : 2020~2021, choc du COVID et mesures complémentaires
Avec le COVID, les entrées dans le pays ont fortement baissé, et cela a montré à quel point les zones rurales étaient vulnérables à la dépendance envers la main-d’œuvre extérieure. Ensuite, des mesures complémentaires comme le travail saisonnier de type public sont apparues.
Étape 5 : 2022~2025, généralisation à grande échelle
Le nombre de places attribuées a fortement augmenté, et en même temps des améliorations ont été menées, comme le fonctionnement de type public, l’élargissement des MOU et le renforcement de la protection des droits humains. Maintenant, c’est devenu une politique nationale à laquelle participent la plupart des collectivités locales.
Quelle différence avec Employment Permit System (EPS) ? Le point clé, c’est que c’est un système de main-d’œuvre saisonnière
| Élément | Système de travail saisonnier pour les étrangers | Employment Permit System (EPS) |
|---|---|---|
| Objectif principal | Répondre à une demande de main-d’œuvre courte et concentrée, comme pendant la haute et la basse saison agricole | Répondre au manque permanent de main-d’œuvre dans l’industrie manufacturière, les services, etc. |
| Secteurs principaux | Centré sur l’agriculture et la pêche | Large éventail, comme l’industrie manufacturière, la construction et les services |
| Nature du séjour | Séjour saisonnier pour travailler peu de temps puis rentrer | Emploi relativement plus long et permanent |
| Caractéristiques du fonctionnement | Les MOU des collectivités locales, le fonctionnement de type public et la gestion au début de l’entrée dans le pays sont importants | La gestion de l’emploi par établissement et l’ajustement de l’offre et de la demande sur le marché du travail sont essentiels |
| Ressenti sur le terrain | L’important est de trouver des personnes à temps pendant la saison des récoltes | L’important est d’assurer en continu la main-d’œuvre des usines et des entreprises |
Qu’est-ce qui rend le modèle de Cheongju spécial ? Ce n’est pas le nombre de coopérations, mais le « traitement en un seul lieu » qui change
| Éléments de comparaison | Coopération régionale classique | Modèle guichet unique de Cheongju |
|---|---|---|
| Structure de participation | Centrée sur la coopération entre les collectivités locales et les institutions médicales ou administratives | Les collectivités locales + les banques + les institutions médicales participent en même temps comme acteurs clés du fonctionnement |
| Mode de traitement | Souvent, les lieux et les horaires sont séparés selon chaque procédure | Le jour même de l’entrée dans le pays, plusieurs procédures sont traitées à la suite dans un seul lieu |
| Points forts | Un soutien par domaine est possible, mais la charge des déplacements et de la coordination reste présente | On peut réduire le temps de déplacement et les retards administratifs pour avancer plus vite le placement sur le terrain |
| Possibilité de diffusion | Une structure de coopération assez courante | Il est possible que cela se diffuse de façon sélective dans les collectivités rurales où la demande est forte |
Alors, pourquoi cette actualité est importante
À première vue, cette actualité ressemble juste à un article local disant que « la ville de Cheongju a créé un service ». Mais si on regarde un peu plus en détail, c’est plutôt un signal que les zones rurales de Corée commencent désormais à considérer les travailleurs saisonniers étrangers non pas comme une main-d’œuvre d’appoint, mais comme une main-d’œuvre essentielle.
En même temps, c’est aussi une question de protection du travail. Regrouper l’ouverture d’un compte bancaire et l’inscription à l’assurance le premier jour d’entrée dans le pays permet d’accélérer l’administration, mais c’est aussi un moyen de réduire les salaires impayés et les vides de protection. Autrement dit, le modèle de Cheongju est une « administration pour aller vite », mais s’il est bien conçu, il peut aussi devenir une « administration qui aide à moins se blesser et à moins être exploité ».
C’est pour ça qu’il faut lire cet article au-delà de l’expérience d’une seule ville, Cheongju. Il est très probable que la prochaine grande question des politiques rurales en Corée soit de savoir si d’autres collectivités locales vont aussi adopter un modèle similaire de guichet unique, et si dans ce processus elles prendront en compte non seulement la rapidité, mais aussi la protection des droits humains et la formation à la sécurité.
L’essentiel du cas de Cheongju, ce n’est pas un « service administratif aimable », mais une innovation de fonctionnement pour répondre à la pénurie de main-d’œuvre rurale.
Le point à suivre à l’avenir, c’est si cela va s’étendre dans tout le pays, et s’il est possible d’assurer à la fois la rapidité et la protection des droits.
Je vais vous expliquer comment vivre en Corée.
Merci d’aimer beaucoup gltr life




